Canicule : alerte sur nos conditions de travail dans les établissements scolaires et administratifs !

Chers collègues, 

Météo France annonce des températures de 35° à 40°C dans notre département en début de semaine prochaine, et le Loiret est passée en vigilance canicule orange aujourd’hui à 12h. Les températures dans les établissements scolaires et administratifs non climatisés vont donc continuer à augmenter.

En Indre-et-Loire, la ville de Tours a pris la décision de fermer les écoles publiques pour les élèves les après-midi du lundi 30 et du mardi 1er juillet. Mais les décisions sont prises commune par commune pour le 1er degré.

Dans les établissements du second degré, il y a les corrections du brevet dans les collèges, le Grand Oral et les oraux de bac de français dans les lycées, les personnels vulnérables (femmes enceintes, personnels souffrant de maladie chronique, …) peuvent faire face à des risques pour leur santé résultant de l’exposition à une chaleur aussi intense.

Aussi, face à cette canicule qui se profile, en cas de difficultés, nous vous invitons à nous saisir rapidement si besoin !

1er degré, AESH : fo.snudi45@gmail.com

2nd degré, AESH : snfolc.loiret@orange.fr

personnels administratifs : spaseen.fo.orleans.tours@gmail.com

autres catégories de personnels : fnecfpfo.orleans.tours@gmail.com

Temps de réunion et de formation en plus des 108h? Le SNUDI-FO 45 interpelle le DASEN du Loiret

Copie du courrier adresse aux services du DASEN du Loiret le 26 juin 2025 concernant différentes informations transmises aux collègues dans les circonscriptions :

« Mme la DASEN par intérim

Mr le Secrétaire Général

Notre organisation syndicale, SNUDI-FO 45, a été interpellée plusieurs fois ces derniers jours par des personnels.

Lors de la diffusion d’informations dans les circonscriptions, par le biais de notes de services ou de réunions de directeurs, plusieurs d’entre eux ont été étonnés de voir une augmentation du nombre d’heures prévues pour des temps de concertation ou de réunions à la rentrée prochaine : deuxième journée de pré-rentrée, journée de solidarité ou encore deux demi-journées du recteur.

Nous avons écrit aux IEN dans les circonscriptions mais comme certaines de ces décisions relèveraient d’une organisation académique, nous souhaitons évoquer directement avec vous nos interrogations.

Existe-t-il un cadrage académique pour la rentrée de 2025 concernant les points suivants :

– faire de la journée de solidarité en 2025-2026 un temps de travail lié à l’évaluation d’école ou au projet d’école ?

– organiser d’une deuxième journée de pré-rentrée, avant la date du 30 août 2025 ?

– mettre en place les « deux demi-journées du recteur » et en faire un temps de formation aux nouveaux programmes, en plus des 108 h ?

Nous vous remercions par avance pour la lecture de ce courrier.

Dans l’attente de votre retour.

Cordialement

Le SNUDI-FO 45″

CAAS, déclaration liminaire de la FNEC-FP-FO

Déclaration liminaire syndicale lue en introduction de la CAAS du 2 mai 2025

Déclaration CAAS du 2 mai 2025

FNEC FP FO

Au lendemain du 1er mai 2025, journée de lutte pour le droit des travailleurs partout dans le monde, notre organisation syndicale s’inquiète du recul de ces droits, y compris au sein de notre pays, avec une proposition récente de sénateurs, appuyés par la Ministre du Travail et de la Santé Mme Vautrin, de faciliter le travail le 1er mai. La raison avancée ? Permettre, en bonne volonté, à ceux qui veulent de travailler. Cette belle volonté, la FNEC FP FO n’y croit pas et voit là une nouvelle manœuvre pour affaiblir le droit des travailleurs.

Comment croire en la bonne volonté d’un gouvernement qui a, malgré les mobilisations contre le projet de loi Kasbarian en décembre 2024, a maintenu le projet de baisser la rémunération des fonctionnaires malades à 90 % après le jour de carence ?

Comment croire en la bonne volonté de ce gouvernement lorsque le porte-parole annonce, pour la construction du budget 2026, le besoin d’économiser entre 40 et 50 milliards sur les dépenses de l’état sans jamais évoquer les économies possibles à faire dans le premier poste de dépense de l’état, celui des aides publiques aux entreprises ?

Comment croire en la bonne volonté d’un gouvernement lorsque la ministre de l’Éducation Nationale se félicite publiquement de l’annulation de 4000 suppressions de postes pour mieux passer sous silence les 670 postes d’enseignants supprimés, les 5000 classes fermées, et une réforme de la formation revue à la baisse avec un salaire de misère pour les deux premières années d’un stagiaire ?

Comme indiqué dans le courrier intersyndical envoyé le 23 avril à la ministre de l’Éducation Nationale, le service public d’Éducation ne tient plus qu’à un fil, celui de la conscience professionnelle de nos collègues.

Nous constatons, à rebours des décisions et des actions gouvernementales, une augmentation du budget prévisionnel en 2025 pour les prestations interministérielles présentées lors de ce CAAS. Nous espérons que ce budget sera maintenu en l’état Nous nous inquiétons malgré tout pour les budgets des années à venir compte-tenu de la volonté actuelle de chercher à faire des économies dans les services publics.

Ecole sans directeur, le SNUDI-FO 45 interpelle le DASEN !

Blanquer en rêvant, le Loiret l’a fait, une école sans directeur !

Rappelez-vous, c’était en 2019 : Jean-Michel Blanquer écrivait aux directeurs et directrices d’écoles pour présenter ses actions futures. Il évoquait aussi la mise en place des EPLESF, les « établissements publics locaux d’enseignement des savoirs fondamentaux » avec le rattachement de plusieurs écoles sous l’autorité du collège de secteur et la disparition des directeurs dans ces établissements.

Après une forte mobilisation des enseignants, des parents d’élèves et des municipalités contre ces réformes, ce projet avait été finalement supprimé par le sénat. Adieu donc l’idée d’avoir des écoles sans directeur, sous la tutelle d’une direction ou d’un responsable dans un autre établissement.

Quelques années plus tard, Cécile Rilhac alors députée macroniste célèbre pour sa loi concernant les directeurs, relance cette idée d’écoles supervisées par un « super directeur » : le projet de loi Rilhac II. Déposé en février 2024, il propose la création des EPLEP, les « établissements publics locaux d’enseignement primaire ». À nouveau l’idée est de pouvoir réunir plusieurs écoles, de plusieurs communes, sous l’autorité d’une seule personne, ici un directeur ou une directrice unique. Finalement, le projet de loi ne voit pas le jour après la dissolution de l’Assemblée nationale en juin 2024.

Mais malgré tous ces échecs, l’administration de l’Éducation Nationale dans le Loiret a pris l’initiative d’essayer une école sans directeur. En cours d’année, dans un RPI organisé en deux écoles dans le Loiret, une directrice nouvellement nommée à la rentrée de 2024 a pris connaissance d’un nouvel arrêté, l’affectant finalement au poste d’enseignante sans modifier les arrêtés des autres collègues de l’école. Cette école se retrouve donc, depuis le début de l’année scolaire, sans directeur nommé en son sein et voit toutes les tâches de direction réalisées par le directeur de l’autre école du RPI (qui lui n’a vu aucune modification de son affectation ni de sa prime de direction, ni du temps de décharge alloué).

Pire encore, le poste de directeur de cette école a disparu de la liste des postes pendant le mouvement, sans aucune modification de l’organisation de ce RPI évoqué en CSA-D (ni fusion, ni fermeture). L’école sera, à nouveau, sans directeur à la rentrée prochaine.

Nous nous inquiétons de cette prise d’initiative et nous demandons au DASEN du Loiret d’intervenir pour permettre à cette école de fonctionner correctement.

Notre organisation syndicale rappelle que, conformément à la circulaire N° 2003-104 du 3 juillet 2003 relative à l’organisation de la carte scolaire et à l’article D411-3 du Code de l’Éducation, toutes les écoles doivent avoir un directeur/ une directrice nommé.e, même si ces établissements scolaires sont intégrés dans un RPI dispersé.

Nous rappelons aussi nos revendications pour une amélioration immédiate des conditions de travail des directeurs :

  • abandon de la loi Rilhac ;
  • abandon évaluations d’écoles ;
  • augmentation du temps de décharges dans tous les établissements ;
  • augmentation de 100 points d’indice pour tous les directeurs ;
  • allègement des tâches de directeurs et directrices.

Orléans, le 5 mai 2025

Stage syndical « Directeur et adjoint, qui fait quoi ? »



Afin de répondre aux demandes des collègues concernant les questions liées à la direction, au rôle du directeur, au rapport entre le directeur, les adjoints, les AESH, les mairies et les IEN, nous organiserons un stage « DIRECTION » ouverts à tous et à destination de tous (directeurs, futurs directeurs, adjoints, AESH, …) le mardi 1er juillet 2025, toute la journée, à Orléans.

Les inscriptions sont possibles jusqu’au 1er juin à cette adresse.

Concours d’enseignement : le gouvernement passe en force !

Face au tollé provoqué par son projet de réforme des concours et de la formation des enseignants, la ministre Nicole Belloubet avait dû renoncer à publier le décret fondateur de cette réforme. Un an plus tard, presque jour pour jour, Élisabeth Borne, détentrice du record des 49.3 comme Première ministre, devenue ministre de l’Éducation nationale et de l’ESR, publie au journal officiel du 17 avril un texte inchangé après avoir refusé toute expression à ce sujet des syndicats en CSA ministériel !

Un décret toujours porteur des graves reculs dénoncés par la FNEC FP-FO :

Maintien de la masterisation, cette fois en parallèle de la formation professionnelle initiale, après le concours passé en fin de L3 : élèves fonctionnaires durant le M1 puis fonctionnaires stagiaires durant le M2, les lauréats seront surchargés d’exigences multiples.

Maintien de concours où la part disciplinaire est réduite à peau de chagrin, en particulier à l’oral (épreuves d’admission), où, plus que la maîtrise des connaissances disciplinaires ou l’esprit critique, c’est la docilité aux attentes hiérarchiques qui sera évaluée.

Barrage supplémentaire entre le M1 et le M2 pour des lauréats de concours qui seraient taxés d’ « insuffisance manifeste ».

Inégalité devant le concours de professeurs des écoles, ceux ayant réussi les deux premières années d’une licence spéciale « PE » étant dispensés des épreuves écrites d’admissibilité.

Des rémunérations de misère pour des lauréats de concours de catégorie A : en net, moins que le SMIC durant l’année d’élève fonctionnaire, à peine 10 % au-dessus lors de l’année de fonctionnaire stagiaire. Contrairement à ce qu’affirme le ministère, l’ « attractivité » n’est pas au rendez- vous !

Suite de l’article sur le site SNUDI-FO

Retrouvez le communiqué de la FNEC FP FO : Cliquez ICI