Canicule : ni soutien, ni urgent, des actes, c’est urgent !

Depuis plus d’une semaine, notre organisation syndicale alerte sur les risque d’une canicule à venir, avec le souvenir de l’impréparation de l’année dernière.

Depuis quatre jours, notre département est en vigilance rouge et les accompagnements proposés par les services de l’Éducation Nationale localement ne sont pas à la hauteur ! 

Aucune clarification pour les collègues dont les écoles sont fermées ! (voir ci-dessous « canicule, comment me protéger? »)

Aucun cadre clair pour les personnels qui sont aussi parents d’élèves pour garder les enfants ! (même remarque)

Aucune proposition pour les personnels dont les écoles restent ouvertes malgré des températures de 32,33 et parfois presque 40°C dans les locaux.

Comme nous l’avons fait lors de nos audiences, lors de la F3SCT en présence du recteur, lors des échanges avec les IEN, nous demandons de vrais actes, au-delà des mot. Voir le courrier envoyé ce jour à la DASEN et au recteur sur la situation dans le Loiret 

Vigilance rouge, … et rien ne bouge !

Depuis plusieurs jours, le syndicat SNUDI-FO 45 alerte sur la situations dans les écoles et demande de vraies mesures pour protéger les enfants et le personnel.

Concrètement, voici quelques réponses à vos questions :

  • Mon école est fermée, que faire ?

Si l’école est fermée, totalement ou partiellement, le SNUDI-FO 45 rappelle que les enseignants ne sont pas responsables de l’accueil des élèves. Ils n’ont aucune injonction à recevoir pour aller assurer un quelconque accueil dans un autre lieu (salle des fêtes, autre école, …) que l’école de rattachement. En toute logique, le personnel ne doit pas aller dans l’école si elle est fermée !

Si vous êtes dans cette situation, vous pouvez contacter le SNUDI-FO45 (fo.snudi45@gmail.com) pour rappeler vos droits à l’administration.

  • Je suis personnel fragile, que faire ?

Suite au dépôt d’une alerte sociale et l’audience de ce vendredi 19 juin, le SNUDI-FO45 a obtenu des clarifications concernant les personnels fragiles. Si vous vous estimez dans cette situation, vous pouvez contacter votre IEN pour demander une Autorisation d’Absence Exceptionnelle pour être protégé.

  • Je dois garder mes enfants, comment m’organiser ?

Malgré les demandes répétées, nous n’avons reçu aucune réponse concernant les personnels qui ont besoin de garder les enfants pour les protéger de la canicule. Nous considérons qu’ils doivent pouvoir formuler une demande d’Autorisation Spéciale d’Absence, hors quota « garde d’enfants ».

  • Aucun aménagement n’est prévu dans mon école, comment me protéger ?

Si votre mairie n’a pas prévu un aménagement spécifique, vous pouvez prendre des photographies de la situation (thermomètre par exemple) et faire remonter la situation dans une fiche RSST (application dématérialisée dans le PIA). S’il y a un danger réel (température supérieure à 30°C, pas de ventilation possible, pas de lieu de repli, …) alors vous pouvez adresser un « signalement de danger grave et imminent » à notre organisation syndicale pour demander une intervention rapide, et faire valoir alors votre droit de retrait.

Dans tous les cas, ne restez pas seuls et contactez-nous à fo.snudi45@gmail.com

Mobilisation !

Nous avons interpellé la DASEN suite aux communication de ce jour que nous estimons bien en-deça des besoins des personnels et des élèves

Alerte de FO sur la canicule, compte-rendu de l’audience à la DSDEN

Suite au dépôt d’une alerte sociale mercredi dernier concernant la canicule et l’absence de clarté dans les décisions concernant la protection des personnes, les représentants de FO ont été reçus ce vendredi 19 juin à la DSDEN. Voici les principales réponses obtenues à nos questions.

Quelles consignes ? Pour l’administration, les consignes ont été envoyées dans les différentes lettres d’informations et aux circonscriptions. En fonction des réalités locales, les réponses ne peuvent pas être homogènes.

Quelles données pour faire du cas par cas ? Questionnée à ce sujet, l’administration reconnaît ne pas avoir encore de données globales concernant l’ambiance thermique dans les écoles. Des travaux sont faits avec les préfectures pour accompagner au mieux les mairies pour les rénovations.

Quelles aides pour les personnels fragiles (santé fragile, pathologie, handicap, …) ? Pas de recueil de ces personnels à la DSDEN. Ils sont invités à échanger directement avec le directeur et l’IEN.

Rappel de FO : ce n’est pas au directeur de faire ces remontées, les collègues doivent être mieux informés et accompagnés si besoin pour avoir des autorisations spéciales d’absence ou des aménagements de postes. Le médecin de prévention connaît normalement les situations.

Quelles mesures pour les personnels qui ont besoin de garder les enfants ? Pour les AESH, si les écoles sont fermées, il est possible d’avoir une autorisation spéciale d’absence. Pour les autres personnels, c’est possible au cas par cas.

Remarque de FO : en cas de fermeture de l’école par arrêté municipal, il n’est pas possible d’imposer aux enseignants d’y aller ni d’aller travailler ailleurs.. Ils doivent mis en congé d’office, et bénéficier d’une autorisation d’absence spéciale.

En cas de besoin ou de difficultés localement, contactez-nous !

AESH, le SNUDI-FO45 défend vos droits et votre travail !

Pendant les préparations aux épreuves et les épreuves (baccalauréat, brevet, …) à venir , le SNUDI-FO 45 a pris connaissance, à plusieurs endroits, que des AESH étaient « réquisitionnés » dans les établissements pour surveiller les épreuves, sans accompagner les élèves notifiés.

Il s’agit d’une atteinte aux missions des AESH et au cadre réglementaire. Face à cette situation, la FNEC FP FO interpelle les services de la DASEN et demande une intervention pour rappeler le cadre réglementaire des AESH : un contrat de travail, des missions claires définies par ce contrat, et non des personnels corvéables à merci !

InFO Flash : face à la chaleur !


Que dit la réglementation ?


Aucun texte réglementaire ne précise officiellement les températures “seuils” sur les lieux de travail. Mais de nombreux organismes donnent des indications suite à des études poussées. Et le code du travail est très clair quant aux obligations des employeurs sur la prise en charge de la santé sécurité au travail.


  L’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS) considère «qu’au-delà de 30°C pour une activité sédentaire et 28°C pour un travail nécessitant une activité physique, la chaleur peut constituer un risque pour les salariés » et donc à plus forte raison pour des enfants.


Responsabilité de l’employeur

C’est à notre employeur de veiller à ce que les locaux soient correctement ventilés ! Il doit prendre les mesures nécessaires afin que la sécurité et la santé des personnels soient assurées en s’assurant que les températures des locaux soient convenables.

FO rappelle que c’est «l’employeur [qui] prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs, notamment par la mise en place d’une organisation et de moyens adaptés » (article L4121-1 du Code du Travail).

Cette obligation s’applique donc à l’Éducation Nationale, via l’Inspection Académique ou le Rectorat, qui doit garantir des conditions de travail acceptables en intervenant auprès des collectivités locales, responsables des locaux dans lesquels nous exerçons.Le fait que les locaux des écoles et des établissements du 2nd degré n’appartiennent pas à l’État-employeur ne le dédouane pas de son obligation de protection vis-à-vis des agents contrairement à ce que la haute hiérarchie affirme à chaque épisode de températures extrêmes pour jouer la montre et se défausser en particulier sur les directeurs d’école.

Comment se protéger ? Que faire immédiatement ?

En conséquence, si les mesures de sécurité qu’appelle la situation ne sont pas prises, la question du droit d’alerte et du droit de retrait est posée, en avisant l’autorité administrative et en consignant les faits par écrit dans le « Registre Santé et Sécurité au Travail » (conformément aux dispositions du décret n°82-453 du 28 mai 1982 modifié par le décret n°95-680 du 9 mai 1995)

Si vous rédigez une fiche RSST, en ligne ou sur papier, envoyez toujours une copie à notre syndicat pour vous assurer de son bon traitement : fo.snudi45@gmail.com

ATTENTION de ne pas engager votre responsabilité devant un danger reconnu et donc prévisible !

En cas d’incident grave résultant d’une chaleur excessive dans les locaux, l’absence de signalement pourrait engager votre responsabilité.

Faire un signalement, c’est aussi se couvrir, quelles que soient les fonctions occupées (enseignant(e), AESH, AED…) si un incident grave survenait à cause des fortes chaleurs !

Ne restez pas isolés, contactez le syndicat immédiatement !

Le SNUDI-FO45 vous conseillera, vous soutiendra dans l’exercice de votre droit de retrait.

Il mettra tout en œuvre pour le rétablissement de conditions saines et dignes de travail !

Audience avec la DASEN du Loiret, lundi 6 octobre 2025

Ce lundi 6 octobre 2025, notre syndicat était reçu à la DSDEN avec la DASEN du Loiret pour répondre à nos questions. Aux côtés des représentants du SNFOLC et de la FNEC FP FO 45, nous avons échangé pendant plus d’une heure.

Concernant notre syndicat, nous avons orienté nos questions vers deux points qui nous semblaient importants et pour lesquels la DASEN pouvaient donner des réponses : les six heures de la « 2eme journée de pré rentrée » et « les directions uniques dans les RPI dispersés ».

« Deuxième journée de pré-rentrée », le SNUDI-FO écrit à la DASEN du Loiret

Suite à la mobilisation de dizaines d’enseignants dans le Loiret contre les heures supplémentaires à rallonge demandées par l’administration, en dehors même des 108h, notre organisation a interpellé la DASEN par écrit à propos de ce cadrage académique.

« Mme l’IA-DASEN du Loiret

Nous avons pris connaissance de votre courrier concernant nos questions liées aux demi-journées de pré-rentrée, à la journée de solidarité et aux demi-journées de formation issues de l’arrêté du 7 décembre 2022.

Tout d’abord, nous souhaitons vous remercier pour votre réponse et les éléments apportés par mail et par courrier postal.

Néanmoins, certains éléments dans votre courrier ont attiré notre attention.

D’une part, les deux demi-journées de formation issues de l’arrêté du 7 décembre 2022 ne peuvent se faire en plus des activités et missions de 108h annuelles, définies par le décret du 30 juillet 2008, sauf à avoir un caractère optionnel. Malgré cela, il n’a jamais été indiqué dans les notes d’informations envoyées aux enseignants dans le Loiret que ces formations étaient optionnelles ou déduites des 108h.

D’autre part, concernant l’organisation de la journée de solidarité, il est indiqué dans la note de service du 7 novembre 2005 qu’elle « prendra en compte les choix des équipes et des agents formulés au niveau des établissements et des services ». En l’état, les conseils des maîtres n’ont pas encore été sollicités pendant l’année 2025 2026 pour connaître les choix formulés par les équipes concernant les besoins dans les écoles.

Nous considérons donc, en respect des éléments évoqués ci-dessus, que les formations issues de l’arrêté du 7 décembre 2022 sont optionnelles (ou déduites du temps de formation des 108h) et que les conseils des maîtres doivent être sollicités en amont de décisions liées à l’organisation de la journée de solidarité.

Nous espérons pouvoir évoquer avec vous ces éléments lors de l’audience demandée auprès de vos services par notre représentant syndical de la FNEC-FP-FO.

En restant à votre disposition et en vous priant de croire à notre attachement aux services de l’Éducation Nationale.


Respectueusement »

En réponse, l’administration a pris acte de ces remarques et a invité les représentants de notre organisation a échangé lors d’une audience en octobre 2025.

D’ici là, nous maintenons notre position et invitions les collègues à se mobiliser contre les demandes hors du cadre réglementaire concernant les « deuxièmes » journées de prérentrée et des journées de solidarité.

Journée de solidarité, pré-rentrée des enseignants et « 2ème journée de pré-rentrée » : rappel de vos droits !

La journée de pré-rentrée

La journée de pré-rentrée 2025 des enseignants est fixée au vendredi 29 août 2025 par l’arrêté du 7 décembre 2022 définissant le calendrier scolaire 2025/2026.

Cette journée n’apparaissant pas dans le cadre du décret 2008-775 régissant nos obligations de service, ellen’est pas une obligation de service : elle est un usage traditionnel où le conseil des maîtres parachève l’organisation du service et de l’enseignement pour l’année. Aucun texte ne précise ni la durée ni les horaires : aussi, son organisation relève de la liberté pédagogique de chaque enseignant, qui planifie et maîtrise son emploi du temps, et prépare sa classe pour le jour de la rentrée des élèves.

  • La pré-rentrée et les AESH

Les AESH ne sont pas soumis à la même règlementation que les enseignants. Ce sont les articles 3.1. et 3.4 de la circulaire n°2019-090 du 5 juin 2019 qui s’appliquent pour cette catégorie de personnels et, de fait, leur contrat de travail. Celui-ci mentionne un nombre d’heures total à faire sur 41 semaines dont le nombre d’heures exact d’accompagnement élèves. Dès lors, le reste des heures à faire, dites « heures invisibles » correspond aux heures passées en réunions et aux temps de préparation relatifs à l’accompagnement.

Ainsi, il peut être demandé aux AESH par les IEN à n’importe quel moment du temps hors scolaire de se réunir dans le cadre de l’accompagnement des élèves dans la limite du nombre d’heures invisibles.

Concernant la « pré-rentrée », il n’y a donc pas d’obligation pour les AESH d’être présents sur leur(s) école(s) si aucune consigne des IEN ou des directeurs n’a été donnée en ce sens.

Dans le cas contraire, il appartient aux collègues AESH de bien noter le nombre d’heures effectuées et de les déduire du quota « heures invisibles ».

  • La « 2ème journée de pré-rentrée » n’existe pas !

Comme chaque année à cette période, les personnels se posent la même question sur la validité ou l’obligation d’une « 2ème journée de pré-rentrée ».

Le calendrier scolaire officiel 2025/2026 a été fixé par l’arrêté du 7 décembre 2022, aucun texte règlementaire ne mentionne l’existence d’une « deuxième journée de pré-rentrée ». La réglementation n’envisage aucune dérogation, ni aucune interprétation de la part d’un IEN, d’un IA-DASEN ou de tout autre représentant de l’administration à propos de la date de la pré-rentrée. Aucun personnel ne peut être contraint d’être présent à l’école avant le vendredi 29 août 2025, jour de la pré-rentrée.

Pourquoi alors certains IEN ou directeurs parlent alors d’une prétendue « 2ème journée de pré-rentrée » ? Certains font référence au renvoi de bas de page de l’annexe de l’arrêté du 7 décembre 2022 qui précise : « Pour les enseignants, deux demi-journées (ou un horaire équivalent), prises en dehors des heures de cours, pourront être dégagées, durant l’année scolaire, afin de permettre des temps de réflexion et de formation sur des sujets proposés par les autorités académiques. »

A ce propos, le Snudi-FO signale que :

  • « pourront » ne signifie pas « devront »
  •  « les temps de réflexion et de formation » évoqués par le renvoi de bas de page de l’annexe de l’arrêté du 7 décembre 2022 s’inscrivent nécessairement dans les obligations de service des professeurs des écoles définies par le décret n° 2017-444 du 29 mars 2017. Ce décret définit notamment dans le cadre des 108 heures :  48 heures consacrées entre autres aux travaux en équipes pédagogiques et aux heures de concertations et 18h consacrées à des actions de formation continue

Pour résumer :

  • Il y a bien un seul jour de pré-rentrée : le vendredi 29 août 2025
  • Il n’y a pas de demi-journées « à récupérer » en plus, un mercredi ou un autre jour, avant ou après la pré-rentrée officielle.
  • Six heures de réunion peuvent être programmées dans l’année scolaire, selon une organisation imposée par la hiérarchie (IA-DASEN ou recteur et pas l’IEN dans sa circonscription). Dans cette situation, ces six heures doivent être déduites de l’enveloppe des 108 h !

Le Snudi-FO continue de demander à ce que la rentrée des enseignants soit fixée au 1er septembre et que l’année scolaire se termine le 30 juin au plus tard, sur 36 semaines ! En cas de problèmes ou de pressions, contactez immédiatement le Snudi-FO !

  • La journée de solidarité

La loi n° 2004-626 du 30 juin 2004 a institué une journée de travail supplémentaire hors temps de présence devant élèves : la « journée de solidarité». Notre syndicat s’y est toujours opposé et exige l’abrogation de cette mesure. Cette journée de travail gratuit, inscrite dans la loi, s’impose en effet aux salariés, dont les enseignants, les PsyEN et les AESH.

La déclinaison de la journée dite « de solidarité » dans l’Education Nationale est précisée par la note de service du 7 novembre 2005 : « Pour les enseignants des premier et second degrés et les personnels d’éducation, la date de cette journée (le cas échéant fractionnée en deux demi-journées) sera déterminée dans le premier degré, par l’inspecteur de l’éducation nationale après consultation du conseil des maîtres. »

Règlementairement, si la date est fixée par l’IEN, il doit avoir au préalable consulté le conseil des maîtres, d’autant plus que la note de service précise également : « Le dispositif prendra en compte les choix des équipes et des agents formulés au niveau des établissements et des services. »

Dans certains départements, les IEN se contentent de demander aux directeurs la (ou les) date(s) de ces deux demi- journées, ce qui est le scénario le plus avantageux pour les personnels.

Dans les départements où les IEN imposent arbitrairement la date de la journée de solidarité, le syndicat départemental peut donc intervenir :

  • Si l’IEN n’a pas consulté au préalable le conseil des maîtres ;
  • En s’appuyant sur le fait que la note de service indique que le choix des équipes doit être pris en compte.

Précisons également que la note de service indique : « Les dates auxquelles les agents seront appelés à effectuer le service lié à la journée de solidarité doivent être fixées avant la fin du 1er trimestre de l’année scolaire en cours. ». Un IEN   ne peut donc pas réglementairement fixer la date de la journée dite « de solidarité » (ou des deux demi- journées dites « de solidarité ») après le 1er janvier.

Quant au contenu de cette journée, la note de service précise qu’« Il prendra la forme d’une concertation supplémentaire sur le projet d’école ou d’établissement, sur le projet de contrat d’objectif ou sur des actions en faveur de l’orientation et de l’insertion professionnelle des jeunes. »

Si la journée dite « de solidarité » doit être en rapport avec le projet d’école, les IEN n’ont pour autant pas la possibilité d’en imposer le contenu précis, d’autant plus que, rappelons-le, la note de service indique que « Le dispositif prendra en compte les choix des équipes et des agents formulés au niveau des établissements et des services. »

Journée de solidarité, 2eme journée de prérentrée, journées de formation en plus … STOP !

Je signe et je partage la pétition.

 » La moitié des enseignants déclare travailler au moins 43 heures par semaine », c’est ainsi qu’est titrée la note d’information de la DEPP (La direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance) d’octobre 2022. Or, depuis cette date, les conditions de travail des enseignants ne se sont pas améliorées : les 108h sont toujours dépassées, il faut aller travailler pendant les vacances pour préparer la classe, et les demandes institutionnelles ont augmenté avec la généralisation des évaluations de début d’année pour tous les niveaux.

Dans ce contexte, dans le Loiret, les personnels du 1er degré découvrent des nouveaux temps de réunions prévus pour l’année scolaire prochaine, en plus des 108h : une journée de solidarité imposées aux équipes, une « deuxième journée de pré rentrée », deux demi-journées du recteur pour des temps de formation, etc.

Pour notre organisation syndicale SNUDI-FO45, ces demandes ne sont pas acceptables. Il est urgent donc de demander :

_ la libre organisation de la journée de solidarité par les conseils des maîtres (la note de service du 7 novembre 2005 relative à l’organisation de la journée de solidarité précise que  » Le dispositif prendra en compte les choix des équipes et des agents formulés au niveau des établissements et des services […] [Elle] sera déterminée dans le premier degré, par l’inspecteur de l’éducation nationale après consultation du conseil des maîtres « )

la suppression des « deuxièmes journées de prérentrée » dans les écoles ( La journée de pré-rentrée 2024 des enseignants est fixée au vendredi 30 août 2024 par l’arrêté du 7 décembre 2022 définissant le calendrier scolaire 2024/2025.)



_ la suppression des deux demi-journées du recteur pour imposer 6h de formation en plus ( l’arrêté du 7 décembre 2022 précise que  » deux demi-journées (ou un horaire équivalent), prises en dehors des heures de cours, pourront être dégagées, durant l’année scolaire, afin de permettre des temps de réflexion et de formation sur des sujets proposés par les autorités académiques. » : elles ne sont pas obligatoires, à moins d’être soustraites des 108h, soit dans les 48h de temps de concertation, soit dans les 18h de formation continue)

https://demo.pytition.org/petition/user/SNUDI-FO45/6h-de-formation-au-dela-des-108h-cest-non