Mise en avant

Stages syndicaux organisés par le SNUDI-FO 45, année scolaire 2025 – 2026

Tout au long de l’année scolaire, le syndicat SNUDI-FO45 organise des stages syndicaux. Ils sont ouverts à tous, adhérents ou non, enseignants, AESH, directeurs, …

Chaque collègue a le droit à 12 journées de stages syndicaux dans l’année, c’est une autorisation d’absence de droit !

  • Fonctionnement d’une école (rôle du directeur, des adjoints, des AESH, obligations, …) : vendredi 30 janvier 2026 toute la journée à Orléans.
  • Défendre ses droits (réservés aux adhérents) : jeudi 12 février 2026 vendredi 13 février toute la journée à Orléans.
  • 108h et fiches de salaire (commun avec le 2nd degré) : vendredi 6 mars 2026 toute la journée à Orléans.
  • Réunion Mouvement intra, réunion d’information syndicale en visio, vendredi 3 avril de 12h à 13h30.
  • Mouvement intra, (barèmes, carte scolaire, postes à profil, calendrier, …) vendredi 10 avril toute la journée à Orléans.
  • Inclusion scolaire (accueil et scolarisation des EBEP, situations nationales, …) : vendredi 29 mai 2026 toute la journée à Orléans.
  • Fonctionnement d’une école (rôle du directeur, des adjoints, des AESH, obligations, …) : vendredi 5 juin 2026 toute la journée à Orléans.
  • Connaître ses droits (108h, mutations, évaluations, …) : vendredi 12 juin 2026 toute la journée à Gien.

Zoom sur : répartitions des élèves et des classes

La répartition des classes.

Rappels réglementaires

Lors de la préparation des classes pour l’année scolaire N+1, il arrive souvent que les IEN demandent aux collègues directeurs et directrices d’envoyer les organisations pédagogiques retenues. Parfois, dans certaines circonscriptions, cela va plus loin en imposant certaines limites dans l’organisation pédagogique retenue, avec la volonté des IEN d’intervenir et de décider de la répartition des classes.

La Loi Rilhac a supprimé l’article 2 du décret de 1989 qui prévoyait « Après avis du conseil des maîtres, le directeur / la directrice d’école répartit les élèves entre les classes et les groupes. Il répartit les moyens d’enseignement. Il arrête le service des enseignants, fixe les modalités d’utilisation des locaux scolaires pendant les heures et périodes au cours desquelles ils sont utilisés pour les besoins de l’enseignement et de la formation ».

Pourtant, les textes réglementaires en vigueur en 2026 sont clairs : la répartition des classes est décidée par le directeur d’école, après avis du conseil des maîtres.

Circulaire du 9 septembre 1990, article 14 : « Dans chaque école est institué un conseil des maîtres de l’école. Le directeur, l’ensemble des maîtres affectés à l’école et les maîtres remplaçants exerçant dans l’école au moment des réunions du conseil ainsi que les membres du réseau d’aides spécialisées intervenant dans l’école constituent l’équipe pédagogique de l’école. Ils se réunissent en conseil des maîtres. Celui-ci est présidé par le directeur.
Le conseil des maîtres de l’école se réunit au moins une fois par trimestre en dehors de l’horaire d’enseignement dû aux élèves et chaque fois que le président le juge utile ou que la moitié de ses membres en fait la demande.
Il donne son avis sur l’organisation du service qui est ensuite arrêtée par le directeur de l’école, conformément aux dispositions du décret du 24 février 1989 susvisé. Il peut donner des avis sur tous les problèmes concernant la vie de l’école.
Un relevé des conclusions du conseil des maîtres de l’école est établi par son président, signé par celui-ci et consigné dans un registre spécial conservé à l’école. Une copie en est adressée à l’inspecteur de l’éducation nationale chargé de la circonscription d’enseignement du premier degré. »

Le code de l’Education, article R453-18 : « Le directeur d’école arrête annuellement l’organisation du service d’enseignement, après avis du conseil des maîtres. Il préside le conseil des maîtres, dont la composition et les compétences sont celles définies, pour cette instance, par la réglementation applicable en France aux écoles maternelles et élémentaires de l’enseignement public. »

Le code de l’Education, article D411-7 : « Dans chaque école, le conseil des maîtres de l’école est composé des membres de l’équipe pédagogique suivants :
1° Le directeur, président ;
2° L’ensemble des maîtres affectés à l’école ;
3° Les maîtres remplaçants exerçant dans l’école au moment des réunions du conseil ;
4° Les membres du réseau d’aides spécialisées intervenant dans l’école.
Le conseil des maîtres de l’école se réunit au moins une fois par trimestre en dehors de l’horaire d’enseignement dû aux élèves et chaque fois que le président le juge utile ou que la moitié de ses membres en fait la demande.
Il donne son avis sur l’organisation du service qui est ensuite arrêtée par le directeur de l’école. Il peut donner des avis sur tous les problèmes concernant la vie de l’école.
Il exerce les attributions prévues aux articles D. 312-17, D. 321-6 et D. 321-15. Il est consulté par le directeur d’école en vue d’identifier les besoins de formation de l’équipe pédagogique et de proposer des actions de formation à l’inspecteur de l’éducation nationale chargé de la circonscription du premier degré.
Un relevé des conclusions du conseil des maîtres de l’école est établi par son président, signé par celui-ci et consigné dans un registre spécial conservé à l’école. Une copie en est adressée à l’inspecteur de l’éducation nationale chargé de la circonscription d’enseignement du premier degré.
« 

BO spécial n°7 du 11 décembre 2014 : « Le directeur répartit les moyens d’enseignement (…) Après avis du conseil des maitres, le directeur répartit les élèves dans les classes et arrête le service de tous les enseignants nommés à l’école. Dans le cadre du projet d’école, il organise les éventuels échanges de service.« 

En pratique

Les textes réglementaires permettent de déterminer la compétence du directeur des écoles pour procéder à la répartition des classes. Certaines pratiques dans les écoles peuvent avoir lieu, avec très souvent un choix des classes laissés en fonction de l’ancienneté. Ces pratiques sont coutumières mais ne remplacent pas la réglementaire : c’est le directeur qui choisit la répartition des enseignants dans les classes, après avis du conseil des maîtres.

Et l’IEN ? Les textes sur les statuts et missions des IEN ne prévoient aucune compétence des IEN en la matière. Ce qui a contrario confirme la compétence du directeur d’école et du conseil des maîtres. S’agissant de leur mission de contrôle, elle est prévue par l’article R.241-19 du Code de l’Education qui précise « ils assurent des missions d’expertise dans ces différents domaines ainsi que pour l’orientation des élèves, les examens, la gestion des personnels éducatifs et dans le choix des équipements pédagogiques ». La Note de Service du 17 janvier 2005 ajoute que les IEN doivent assurer le suivi des écoles, la préparation de la rentrée, les relations avec les communes. Ce point juridique est important face aux velléités des IEN de déterminer en amont la répartition des classes selon les « profils pédagogiques » de chaque enseignant : TUIC, langues vivantes, inclusion scolaire, projets et évaluations…

En cas de désaccord dans une école, c’est alors l’IEN qui tranche dans la mesure où il est garant du bon fonctionnement des écoles publiques de sa circonscription.

La répartition des élèves

Généralités

Une fois les classes constituées, la répartition des élèves suit sans réelles difficultés exceptées pour les maintiens de cycle ou la constitution de classes à double ou triple niveaux. La compétence du directeur d’école, à l’instar de la répartition des classes, est confirmée par la réglementation (voir ci-dessus). Les mêmes règles que celles indiquées pour la répartition des classes s’appliquent en la matière. Aux difficultés possibles pointées ci-dessus, s’ajoutent les contestations possibles des parents sur l’affectation de leur enfant dans telle ou telle classe, surtout pour les maternelles. Plusieurs jurisprudences ont confirmé la compétence des enseignants malgré le désaccord des parents.

Et les limites à 24 ?

Chaque année depuis les propositions du Ministre de l’Education Nationale Jean-Michel Blanquer, il est demandé, voire imposer, de respecter une limite de 24 dans les classes de CP, puis de CE1 et de GS.

Reprenons les textes réglementaires cités ci-contre : le directeur répartit les élèves dans les classes. L’IEN n’a aucun pouvoir pour imposer une quelconque organisation, ni de valider ou non les choix retenus. De même, il n’existe pas de cadre réglementaire pour imposer une limite à 24 – ou à 12 en REP+- dans certains niveaux.

Et pour les stagiaires, PES ?

La circulaire 13 juillet 2022 (dernière en date), portant sur les « modalités d’organisation de l’année de stage » indiquait :

« Les affectations dans les écoles et établissements publics locaux d’enseignement où les conditions d’enseignement sont les plus complexes seront évitées, notamment en éducation prioritaire, et plus particulièrement dans les écoles et collèges classés REP+.
En outre, il convient d’aménager les services de manière à éviter l’affectation sur des postes spécialisés ou devant les classes les plus difficiles. Aucun professeur des écoles stagiaires ne doit se voir attribuer un cours préparatoire, sauf cas particulier.
Afin de limiter le nombre de préparations de cours et dans toute la mesure du possible: dans le premier degré, le professeur des écoles stagiaires se voit confier un seul niveau de classe; »

A part éventuellement le CP (sauf cas particulier ?), il n’y a donc pas d’interdiction formelle sur les autres classes.

Les classes multi-niveaux sont seulement évoquées… Certains IEN feront sans doute pression mais auront certainement du mal à expliquer que le cours double ou triple est une classe « difficile » alors qu’ils les banalisent en permanence !

Pression de l’administration ….

Un seul réflexe : demander l’intervention et l’accompagnement du SNUDI-FO45

Un grand merci au SNUDI-FO53 pour les informations.

Suppression de postes et PAS, la FNEC-FP-FO écrit à la DASEN du Loiret pour avoir des précisions

Après le « vote » en 49.3 du budget de l’État de 2026, presque 4000 suppressions de postes sont prévues partout en France. Pire encore, afin de créer les PAS (dont le SNUDI-FO demande la suppressions), comme ces postes ne sont pas prévues, il sera nécessaire de supprimer encore plus de poste afin d’ouvrir des places dans ces PAS, Pôle d’Appui à la Scolarité.

Inquiets des chiffres évoqués lors de la dernière séance de la CSA-A, notre organisation syndicale a écrit à la DASEN pour demander des précisions concernant les suppressions de postes prévues :


« Nos organisations syndicales du SNFOLC (Syndicat National Force Ouvrière des Lycées et des Collèges) et du SNUDI-FO (Syndicat National Unifié des Directeurs, Instituteurs, Professeurs des écoles, PsyEN et AESH – Force ouvrière Professeurs des écoles, ) du Loiret ont pris connaissance des chiffres avancés lors du dernier groupe de travail du CSA – Académique concernant les créations/suppressions de postes à la rentrée scolaire de septembre 2026.
Dans ces travaux, nous avons noté la suppression de 87 postes dans le 1er degré, conséquence directe du budget imposé par 49.3 imposant près de 2200 suppressions de postes dans le 1er degré partout en France. Il en est de même pour le 2nd degré avec une prévision de 100 postes environ en moins pour la rentrée prochaine.
Mais nous avons aussi pris connaissance de l’objectif académique de déployer 47 postes de PAS dès la rentrée 2026. Or, comme dans le budget voté, aucune création de postes concernant ces PAS n’apparaît, il semblerait que la mise en place de ces dispositifs soit liée à des suppressions de postes dans les classes dans le 1er et dans le 2nd degré.
Au regard des conditions de travail des personnels dans les écoles et de la dégradation observée d’année en année, nous sommes extrêmement inquiets des conséquences des suppressions de postes à venir à la rentrée 2026.
Notre inquiétude est encore plus forte quand nous apprenons que d’autres postes pourraient être supprimés pour faciliter la mise en place des PAS. Il s’agit d’ailleurs d’un dispositif que nos organisations syndicales dénoncent car il pourrait permettre un contournement des décisions de la MDA et diminuer encore plus les aides apportées aux élèves qui en ont besoin en faisant porter cette charge sur les enseignants.
Mme la DASEN, pouvez-vous nous indiquer si d’autres suppressions de postes sont à craindre dans le département du Loiret, en plus de celles liées au budget voté au niveau national, afin de mettre en place des postes de PAS à la rentrée scolaire prochaine ? Nous vous remercions pour votre réponse et vous prions de croire, Madame la DASEN, en nos sentiments respectueux. »

Demandes de maintiens et de sauts de classe, 2025 2026

La note d’information concernant les demandes de maintiens et de sauts de classe pour l’année scolaire 202 2026 a été transmise aux personnels.

Références réglementaires :

Code de l’éducation : articles D321-1 à D321-17 
Code de l’éducation : articles D411-1 à D411-9 Conseil des maîtres (article D411-7)

Demandes à l’école maternelle

  • Article D 321-6

« Aucun redoublement ne peut intervenir à l’école maternelle, sans préjudice des dispositions de l’article D. 351-7. Lorsqu’elle porte sur un élève en situation de handicap, la décision de redoublement ou de raccourcissement est prise après avis de l’inspecteur de l’éducation nationale chargé de la circonscription du premier degré »

L’avis de l’IEN est obligatoire, avant la décision de la CDAPH et de la sollicitation de la MDA.

  • Procédures et calendrier
Avant le 6 mars 2026Envoi de la proposition de maintien à l’école maternelle à l’IEN de circonscription (annexe 2)
Au plus tard le 20 mars 2026Retour de l’avis de l’IEN au PDEI (annexe 4)
Le 24 mars 2026Envoi par le PDEI du tableau récapitulatif des demandes de maintien en GS de maternelle à la MDA
Au plus tard le 27 mars 2026Envoi de la demande de maintien à l’école maternelle par la famille à la MDA

Demandes à l’école élémentaire

  • Article D321-6

« Dans le cas où ces dispositifs n’ont pas permis de pallier les difficultés importantes d’apprentissage rencontrées par l’élève, un redoublement peut être décidé par le conseil des maîtres présidé par le directeur d’école. La décision de redoublement fait l’objet d’un dialogue préalable avec les représentants légaux de l’élève.« 

L’avis de l’IEN est consultatif.

  • Procédures et calendrier
Du lundi 27 avril au lundi 4 mai 2026Transmission de la proposition de maintien ou de raccourcissement de cycle à l’IEN (annexe 6) pour avis
Lundi 11 mai 2026Retour dans les écoles de l’avis de l’IEN
Au plus tard le vendredi 22 mai 2026Envoi de la décision du conseil des maîtres aux familles (annexe 5)
Vendredi 5 juin 2026Retour dans les écoles de la réponse des parents et éventuel appel devant la commission départementale ;
Transmission par les directeurs d’école à l’IEN des dossiers complets des élèves pour lesquels un appel est formulé, pour centralisation.
Du lundi 8 juin au mardi 16 juin 2026Transmission par les IEN, par mail à la DSDEN (divel45@ac-orleans-tours.fr), du tableau récapitulatif des recours joint en annexe 7 ;
Envoi à la commission départementale des dossiers par l’IEN

Jeudi 27 juin 2026 (Orléans, Montargis et Pithiviers)
Réunion de la Commission départemental d’appel.

Annexes

Demande de temps partiel ou de réintégration, campagne 2025/2026

Les demandes d’exercice à temps partiel ou de réintégration sont à réaliser à partir de maintenant jusqu’au 31 mars 2025.

L’administration invite les personnels à faire les démarches directement sur l’espace Colibri. Malgré tout, si certaines démarches ne sont pas faisables, il est possible d’adresser directement sa demande au DASEN par un courrier avec A/R.

Contrairement à ce qui est indiqué, tous les personnels ont le droit de demander la quotité de leur choix !

En cas de difficulté ou de conflit, les personnels sont invités à contacter le SNUDI-FO45 pour être informés et accompagnés.

Rappel : notre organisation syndicale milite chaque année pour permettre à tous les personnels d’avoir accès à temps partiel à la quotité demandée. Nous ne trouvons pas acceptable de mettre autant de freins à la demande de l’exercice à 80% (rémunéré 87%) car cette dernière permet d’aider les personnels qui ont besoin d’exercer à temps partiel avec une rémunération améliorée.

Documents mis à la disposition :

Permutations informatisées 2025 2026, c’est parti!

Calendrier des opérations de permutations informatisées

Jeudi 17 octobre 2025Publication de la Note de service au BO
Mardi 4 novembre 2025Ouverture de la plateforme « Info mobilité » ministérielle
Mercredi 5 novembre 2025Ouverture des inscriptions dans l’application Siam dans les départements
Mercredi 26 novembre 2025 à 12h (heure métropole)Clôture des inscriptions dans l’application SIAM
A partir du jeudi 27 novembre 2025Transmission des confirmations de demande de changement de département dans les boîtes I-Prof des candidats
Jeudi 11 décembre 2025 (au plus tard)Retour des confirmations de demande de changement de département et des pièces justificatives à la DSDEN (rapprochement de conjoints, CIMM et autres ; dossier médical pour les 800 points…). En cas de non-renvoi de cette confirmation dans les délais prévus, les services pourront procéder à l’invalidation de la demande. * IMPORTANT : Ce sont les candidats qui éditent leur confirmation.
Lundi 12 janvier 2026 au plus tardDate limite de réception dans les services des demandes tardives pour rapprochement de conjoints ou des demandes de modifications de la situation familiale (et pour les stagiaires prolongés titularisés avant cette date)
Mercredi 14 janvier 2026Affichage des barèmes dans SIAM
Du mercredi 14 janvier au mercredi 28 janvier 2026 au plus tardPhase de demandes correction des barèmes et traitement par les DSDEN, sur sollicitation des enseignants concernés.
Mardi 3 février 2026Date limite de réception par la DSDEN des demandes d’annulation de participation.
Mercredi 4 février 2026Affichage des barèmes définitifs dans SIAM
Mercredi 11 mars 2026 à midiDiffusion individuelle des résultats aux participants

Documents et liens importants

Vous trouverez ci-dessous les liens vers plusieurs documents importants relatifs au mouvement interdépartemental qui débutera le mercredi 5 novembre à midi :

– Lien vers la carte des résultats des années précédentes : Carte résultats

– Lien vers la Note de service parue au BO spécial n° 39 du 16 octobre : NS mouvement inter

– Lien vers les lignes directrices de gestion du 22 octobre 2024 : LDG mobilité

– Lien vers les pièces justificatives à fournir : Pièces justificatives

_ Lien vers le calcul du barème du SNUDI-FO : Calcul du barème

Suivi spéciale « Permutations 2025 » : contacter le syndicat par mail.

« Pilotage pédagogique » : stop aux tâches injustifiées imposées aux directrices et directeurs d’école !

Communiqué du SNUDI-FO national

Alors que le gouvernement actuel cherche à imposer un budget de guerre et d’austérité sans précédent pour les travailleurs, prévoyant la suppression de 1 891 postes dans le 1er degré, la situation dans les écoles devient de plus en plus intenable pour les personnels, notamment pour les directrices et directeurs d’école dont les conditions de travail se dégradent sous le poids des tâches supplémentaires imposées et de la désorganisation dans les écoles conséquences des suppressions de postes ainsi que des contre-réformes successives.

En effet, les IA-DASEN, sous couvert du « pilotage pédagogique » introduit par la loi Rilhac, tentent d’imposer aux directrices et directeurs d’école des tâches qui ne relèvent pas de leur fonction alors qu’ils sont déjà débordés, qu’ils doivent se débrouiller avec la pénurie d’AESH et des emplois du temps impossibles à élaborer, avec le manque d’enseignants remplaçants les contraignants à répartir les élèves…

Par exemple, il leur est demandé de former ou de sensibiliser leurs collègues au plan « filles et maths » ou d’assurer l’appropriation des nouveaux programmes. Or, si la réglementation précise que « le directeur d’école propose à l’inspecteur de l’éducation nationale, après consultation du conseil des maîtres, des actions de formation spécifiques à son école » (loi du 21 décembre 2021) et qu’il « anime et coordonne l’équipe pédagogique » (décret du 14 août 2023), il n’entre absolument pas dans les attributions des directrices et directeurs d’assurer des formations auprès de leurs collègues adjoints. Ils ne sont pas conseillers pédagogiques !

Par ailleurs les pressions s’acroissent pour caporaliser les directrices et les directeurs d’école. Dans un département, ils ont reçu la consigne de leur IEN de faire remonter le nom des collègues qui seraient réticents à suivre leurs propositions pédagogiques, auquel cas ceux-ci se verraient imposer un accompagnement par les CPC de la circonscription ! Dans un autre, les évaluations de directeurs donnent lieu à des pressions et des menaces de retrait de leur poste s’ils ne suivent pas les consignes ministérielles et départementales. Inacceptable !

[Suite du communiqué sur le site du SNUDI-FO]

Audience avec la DASEN du Loiret, lundi 6 octobre 2025

Ce lundi 6 octobre 2025, notre syndicat était reçu à la DSDEN avec la DASEN du Loiret pour répondre à nos questions. Aux côtés des représentants du SNFOLC et de la FNEC FP FO 45, nous avons échangé pendant plus d’une heure.

Concernant notre syndicat, nous avons orienté nos questions vers deux points qui nous semblaient importants et pour lesquels la DASEN pouvaient donner des réponses : les six heures de la « 2eme journée de pré rentrée » et « les directions uniques dans les RPI dispersés ».

« Deuxième journée de pré-rentrée », le SNUDI-FO écrit à la DASEN du Loiret

Suite à la mobilisation de dizaines d’enseignants dans le Loiret contre les heures supplémentaires à rallonge demandées par l’administration, en dehors même des 108h, notre organisation a interpellé la DASEN par écrit à propos de ce cadrage académique.

« Mme l’IA-DASEN du Loiret

Nous avons pris connaissance de votre courrier concernant nos questions liées aux demi-journées de pré-rentrée, à la journée de solidarité et aux demi-journées de formation issues de l’arrêté du 7 décembre 2022.

Tout d’abord, nous souhaitons vous remercier pour votre réponse et les éléments apportés par mail et par courrier postal.

Néanmoins, certains éléments dans votre courrier ont attiré notre attention.

D’une part, les deux demi-journées de formation issues de l’arrêté du 7 décembre 2022 ne peuvent se faire en plus des activités et missions de 108h annuelles, définies par le décret du 30 juillet 2008, sauf à avoir un caractère optionnel. Malgré cela, il n’a jamais été indiqué dans les notes d’informations envoyées aux enseignants dans le Loiret que ces formations étaient optionnelles ou déduites des 108h.

D’autre part, concernant l’organisation de la journée de solidarité, il est indiqué dans la note de service du 7 novembre 2005 qu’elle « prendra en compte les choix des équipes et des agents formulés au niveau des établissements et des services ». En l’état, les conseils des maîtres n’ont pas encore été sollicités pendant l’année 2025 2026 pour connaître les choix formulés par les équipes concernant les besoins dans les écoles.

Nous considérons donc, en respect des éléments évoqués ci-dessus, que les formations issues de l’arrêté du 7 décembre 2022 sont optionnelles (ou déduites du temps de formation des 108h) et que les conseils des maîtres doivent être sollicités en amont de décisions liées à l’organisation de la journée de solidarité.

Nous espérons pouvoir évoquer avec vous ces éléments lors de l’audience demandée auprès de vos services par notre représentant syndical de la FNEC-FP-FO.

En restant à votre disposition et en vous priant de croire à notre attachement aux services de l’Éducation Nationale.


Respectueusement »

En réponse, l’administration a pris acte de ces remarques et a invité les représentants de notre organisation a échangé lors d’une audience en octobre 2025.

D’ici là, nous maintenons notre position et invitions les collègues à se mobiliser contre les demandes hors du cadre réglementaire concernant les « deuxièmes » journées de prérentrée et des journées de solidarité.

108h, faites les comptes dès le premier jour !

Chaque année, les enseignants dépassent largement les heures à faire.

La moitié des enseignants déclare travailler au moins 43 heures par semaine », c’est ainsi qu’est titrée la note d’information de la DEPP (La direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance) d’octobre 2022.

Pourtant, les heures à réaliser en dehors de la classe sont fixées par décret : 108h, réparties en plusieurs catégories.

Chaque année, le SNUDI-FO invite les collègues à effectuer le suivi des 108h.