Suppression de postes et PAS, la FNEC-FP-FO écrit à la DASEN du Loiret pour avoir des précisions

Après le « vote » en 49.3 du budget de l’État de 2026, presque 4000 suppressions de postes sont prévues partout en France. Pire encore, afin de créer les PAS (dont le SNUDI-FO demande la suppressions), comme ces postes ne sont pas prévues, il sera nécessaire de supprimer encore plus de poste afin d’ouvrir des places dans ces PAS, Pôle d’Appui à la Scolarité.

Inquiets des chiffres évoqués lors de la dernière séance de la CSA-A, notre organisation syndicale a écrit à la DASEN pour demander des précisions concernant les suppressions de postes prévues :


« Nos organisations syndicales du SNFOLC (Syndicat National Force Ouvrière des Lycées et des Collèges) et du SNUDI-FO (Syndicat National Unifié des Directeurs, Instituteurs, Professeurs des écoles, PsyEN et AESH – Force ouvrière Professeurs des écoles, ) du Loiret ont pris connaissance des chiffres avancés lors du dernier groupe de travail du CSA – Académique concernant les créations/suppressions de postes à la rentrée scolaire de septembre 2026.
Dans ces travaux, nous avons noté la suppression de 87 postes dans le 1er degré, conséquence directe du budget imposé par 49.3 imposant près de 2200 suppressions de postes dans le 1er degré partout en France. Il en est de même pour le 2nd degré avec une prévision de 100 postes environ en moins pour la rentrée prochaine.
Mais nous avons aussi pris connaissance de l’objectif académique de déployer 47 postes de PAS dès la rentrée 2026. Or, comme dans le budget voté, aucune création de postes concernant ces PAS n’apparaît, il semblerait que la mise en place de ces dispositifs soit liée à des suppressions de postes dans les classes dans le 1er et dans le 2nd degré.
Au regard des conditions de travail des personnels dans les écoles et de la dégradation observée d’année en année, nous sommes extrêmement inquiets des conséquences des suppressions de postes à venir à la rentrée 2026.
Notre inquiétude est encore plus forte quand nous apprenons que d’autres postes pourraient être supprimés pour faciliter la mise en place des PAS. Il s’agit d’ailleurs d’un dispositif que nos organisations syndicales dénoncent car il pourrait permettre un contournement des décisions de la MDA et diminuer encore plus les aides apportées aux élèves qui en ont besoin en faisant porter cette charge sur les enseignants.
Mme la DASEN, pouvez-vous nous indiquer si d’autres suppressions de postes sont à craindre dans le département du Loiret, en plus de celles liées au budget voté au niveau national, afin de mettre en place des postes de PAS à la rentrée scolaire prochaine ? Nous vous remercions pour votre réponse et vous prions de croire, Madame la DASEN, en nos sentiments respectueux. »

Demandes de maintiens et de sauts de classe, 2025 2026

La note d’information concernant les demandes de maintiens et de sauts de classe pour l’année scolaire 202 2026 a été transmise aux personnels.

Références réglementaires :

Code de l’éducation : articles D321-1 à D321-17 
Code de l’éducation : articles D411-1 à D411-9 Conseil des maîtres (article D411-7)

Demandes à l’école maternelle

  • Article D 321-6

« Aucun redoublement ne peut intervenir à l’école maternelle, sans préjudice des dispositions de l’article D. 351-7. Lorsqu’elle porte sur un élève en situation de handicap, la décision de redoublement ou de raccourcissement est prise après avis de l’inspecteur de l’éducation nationale chargé de la circonscription du premier degré »

L’avis de l’IEN est obligatoire, avant la décision de la CDAPH et de la sollicitation de la MDA.

  • Procédures et calendrier
Avant le 6 mars 2026Envoi de la proposition de maintien à l’école maternelle à l’IEN de circonscription (annexe 2)
Au plus tard le 20 mars 2026Retour de l’avis de l’IEN au PDEI (annexe 4)
Le 24 mars 2026Envoi par le PDEI du tableau récapitulatif des demandes de maintien en GS de maternelle à la MDA
Au plus tard le 27 mars 2026Envoi de la demande de maintien à l’école maternelle par la famille à la MDA

Demandes à l’école élémentaire

  • Article D321-6

« Dans le cas où ces dispositifs n’ont pas permis de pallier les difficultés importantes d’apprentissage rencontrées par l’élève, un redoublement peut être décidé par le conseil des maîtres présidé par le directeur d’école. La décision de redoublement fait l’objet d’un dialogue préalable avec les représentants légaux de l’élève.« 

L’avis de l’IEN est consultatif.

  • Procédures et calendrier
Du lundi 27 avril au lundi 4 mai 2026Transmission de la proposition de maintien ou de raccourcissement de cycle à l’IEN (annexe 6) pour avis
Lundi 11 mai 2026Retour dans les écoles de l’avis de l’IEN
Au plus tard le vendredi 22 mai 2026Envoi de la décision du conseil des maîtres aux familles (annexe 5)
Vendredi 5 juin 2026Retour dans les écoles de la réponse des parents et éventuel appel devant la commission départementale ;
Transmission par les directeurs d’école à l’IEN des dossiers complets des élèves pour lesquels un appel est formulé, pour centralisation.
Du lundi 8 juin au mardi 16 juin 2026Transmission par les IEN, par mail à la DSDEN (divel45@ac-orleans-tours.fr), du tableau récapitulatif des recours joint en annexe 7 ;
Envoi à la commission départementale des dossiers par l’IEN

Jeudi 27 juin 2026 (Orléans, Montargis et Pithiviers)
Réunion de la Commission départemental d’appel.

Annexes

Mobilisation pour défendre l’enseignement spécialisé !

Un bilan catastrophique dans l’Éducation Nationale

Lors de sa conférence de presse du 27 août, la ministre démissionnaire Belloubet a été contrainte de confirmer que 24 000 élèves n’étaient pas pris en charge dans les établissements sociaux et médico- sociaux faute de places.
Ce sont donc 24 000 élèves dont le droit à bénéficier de conditions d’apprentissage adaptées à leurs difficultés et/ou à leur handicap sera bafoué pour des raisons d’économies budgétaires. Ces élèves sont bien souvent inscrits d’office en classe ordinaire, situation d’autant plus inacceptable que les conditions de travail des personnels dans les écoles et les établissements sont de plus en plus désastreuses.

Bon nombre d’enfants sont également scolarisés avec moins de 6h par semaine en enseignement ordinaire et finissent par vivre une déscolarisation totale. L’Éducation nationale est d’ailleurs régulièrement sanctionnée suite à des recours de parents dénonçant le manque de moyens mis au service de la
scolarisation de leurs enfants (ex : CAA de Nantes du 16 juillet 2024).

Pour une scolarisation adaptée aux besoins de chaque élève.

La Fédération Nationale de l’Enseignement et de la Culture dans la Fonction Pulique, Force Ouvrière -FNEC FP FO – qui regroupe notamment les syndicats de Force Ouvrière du premier degré, du second degré, des personnels administratifs, ou encore des personnels de direction avait pris l’initiative avec d’autres organisations de la confédération Force Ouvrière d’organiser une journée de mobilisation à Paris le 25 janvier dernier pour défendre l’enseignement spécialisé et adapté.

À la suite de cette mobilisation réussie, ces organisations invitent les personnels, adhérents ou non, à signer massivement la pétition en ligne pour exiger la défense de l’enseignement adapté et spécialisé, le maintien et la création de places dans les établissements spécialisés, le recrutement d’enseignants spécialisés et d’AESH ou encore un statut de fonctionnaire pour les AESH.

Notre fédération partage cette initiative et appelle à signer cette pétition :

https://www.fo-fnecfp.fr/petition-defense-de-lenseignement-specialise/?